Le ministre de l’intérieur et ancien maire de Lyon, Gérard Collomb, a présenté son projet de loi devant l’Assemblée Nationale le 21 février dernier. Alors qu’en est-il désormais de la loi Collomb ? Et quelle nuance peut-on faire entre immigration et droit d’asile ?

La loi se propose de redéfinir certains aspects en ce qui concerne l’asile et l’immigration, qui ont étés au cœur du débat lors des précédentes élections présidentielles.

Emmanuel Macron, l’actuel président de la république, proposait alors à l’antenne de LCI :

« Quand quelqu’un vient d’un pays en guerre, en France, il obtient le droit d’asile. Je veux donc que l’on réduise les délais pour qu’il puisse l’obtenir en six mois. C’est à la fois plus efficace et plus humain. ».

Ce que prévoit le texte

Portrait de Gérard Collomb à la Demeure du chaos. Photo cc par Thierry Ehrmann via Flickr

Le texte de la loi présenté par Gérard Collomb à l’Assemblée Nationale stipule en effet que « l’objectif est de réduire à 6 mois l’étude d’une demande d’asile », cependant, l’épicentre de la controverse serait l’augmentation de la durée de rétention ( qui a pour but de maintenir un étranger, faisant l’objet d’une décision d’éloignement dans un lieu fermé en attendant son renvoi forcé ) qui ainsi passera désormais de 90 jours contre 45 auparavant. Cependant le président de la métropole de Lyon défend son projet de loi en le qualifiant de « totalement équilibré » grâce aux futurs débats au parlement au printemps et par un doublement des heures d’apprentissage du français et une réduction du délai pour entrer sur le marché du travail. Cette loi reste fortement contestée par les associations de défense des droits.

L’immigration ou le droit d’asile ?

En France, tout les migrants ne restent pas sur le territoire. L’immigration qui désigne l’entrée dans un pays de personnes étrangères pour s’y installer, n’est pas, somme toute, légale dans son ensemble. L’Etat héberge seulement les personnes faisant l’objet d’une demande d’asile, c’est à dire les personnes cherchant à obtenir le statut de réfugié politique ( en cas de guerre ),  les personnes venant de pays essuyant de graves difficultés sur le plan économique ou encore celles concernées par le regroupement familial.

Par conséquent, l’accès aux différents titres de séjour en France se voient de plus en plus étroits dans un contexte fragile sur le plan géo-politique et géo-économique mondial.